Sportif indépendant : Les risques qui pèsent sur vous

Ce que votre statut de sportif indépendant ne couvre pas

Être indépendant dans le sport, c’est avoir la main sur son planning et ses partenaires. C’est aussi porter seul certains risques que beaucoup ne réalisent pas avant d’en avoir besoin.


1. La blessure, un arrêt sous-estimé

Un salarié blessé perçoit une partie de son salaire grâce aux indemnités journalières de la sécurité sociale et, souvent, à un contrat de prévoyance d’entreprise. Vous, vous dépendez du régime des travailleurs non-salariés. Les indemnités y sont plus faibles, et elles ne démarrent qu’après un délai de carence de trois jours, parfois plus.

Un contrat de prévoyance individuelle adapté à votre activité règle ce problème. Des garanties incapacité temporaire et invalidité permanente existent pour les sportifs, à des tarifs souvent bien inférieurs à ce que les gens imaginent.

Il est également possible de mettre en place des solutions patrimoniales permettant de compenser ce délai d’inactivité. Certaines blessures, peuvent mettre du temps à être diagnostiquées ou à cicatriser. Durant cette période, c’est une baisse de visibilité et des doutes peuvent s’installer. Il est donc inutile de rajouter une charge mentale financière.


2. Le chômage n’existe pas pour vous

Partenariat qui ne se renouvelle pas, mauvaise saison : En tant qu’indépendant, le chômage n’existe pas pour vous.

C’est une des faiblesses du régime. Raison pour laquelle vous devez anticiper ces aléas.

La réponse la plus pragmatique : une épargne de précaution de 4 à 6 mois de dépenses, disponible rapidement. Une épargne de précaution équivaut à des disponibilités immédiates. Souvent peu rémunératrices, quoiqu’il est possible de trouver des solutions de ce côté-ci, mais permettent de couvrir tout aléa de la vie.


3. La retraite : un problème qui arrive toujours trop vite

Les cotisations retraite des travailleurs non-salariés sont structurellement plus faibles que celles des salariés. Pour le même nombre d’années travaillées, la pension sera inférieure. Et si votre carrière est courte, ce qui est souvent le cas dans le sport, les trimestres cotisés le sont aussi.

Beaucoup de sportifs indépendants s’en rendent compte trop tard, quand les années manquantes ne peuvent plus se rattraper simplement.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) peut-être une solution pertinente en fonction de votre niveau de revenu. Il permet lors des phases de fort revenu de baisser votre base imposable puis d’être fiscalisés lors des retraits une fois à la retraite à un taux inférieur. L’immobilier peut-être une solution intéressante si, et seulement si, les opérations sont terminées lors du passage à la retraite.


4. La fiscalité et administratif : Beaucoup de gestion

TVA, cotisations sociales, acomptes d’impôt, liasse fiscale si vous avez une société … Vous devez gérer tous ces paramètres.

Ce n’est pas impossible mais les erreurs coûtent cher : pénalités, redressements, mauvaises surprises en fin d’année.

Selon votre niveau de revenus, le changement de statut juridique peut-être pertinent : micro-entreprise, EURL, SASU.

A partir d’un certain niveau de revenu, il devient obligatoire de se faire accompagner pour comprendre les possibilités qui s’offrent à vous. Holding, compte titres, société civile … différentes façons de faire capitaliser votre trésorerie d’entreprise.


Pour finir

Être sportif indépendant n’est pas une situation fragile par nature. C’est une situation qui demande plus d’anticipation que d’autres, parce que personne ne le fait à votre place.

A l’inverse d’un salarié, vous devez tout mettre en place pour sécuriser votre présent mais aussi votre avenir. Dans un certain sens, c’est un avantage de pouvoir organiser sa protection. Vous pouvez calculer le montant de votre couverture, le coût que cela représente et dans la plupart des cas, ce sera déductible de votre chiffre d’affaires.

Faites le point sur votre situation et surtout faites-vous accompagner ! Nous sommes à votre disposition pour échanger avec vous.

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